Le comportement d’une personne dotée d’une mentalité « sous-développée » ne diffère en rien de celui d’un ignorant. Il existe même d’individus capables de lire et d’écrire, certains détiennent même un doctorat. Pour autant, leur potentiel peut encore être qualifié de « sous-développé ».
Ces personnes représentent un immense danger au sein de la société dans laquelle elles évoluent. Car, elles se perçoivent comme des experts, voire de grands intellectuels. Alors qu’en réalité, elles ne sont que de scélérats à l’esprit étroit et borné. Aujourd’hui, bon nombre de ces individus sont engagés en politique et ont accédé aux plus hautes fonctions de gouvernement ; alors même qu’ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
Dans le cas spécifique d’Haïti, nous sommes confrontés depuis l’époque antérieure à 1806 à un État morbide, infesté d’individus ayant une mentalité « sous-développée » L’effet négatif de ce qu’on peut considérer comme une maladie, est d’empêcher l’individu de discerner ce qui sert ses intérêts de ce qui ne le sert pas. C’est la raison pour laquelle un grand nombre d’actions entreprises dans le pays vont contre les intérêts du peuple et ceux de la nation.
Le premier acte cynique de « sous-développement » perpétré en Haïti fut l’assassinat de l’Empereur Dessalines, deux ans après avoir fondé la nation haïtienne. Un événement morbide expliquant pourquoi, depuis cet acte criminel, l’État haïtien est infesté d’horribles insectes politiques nuisibles au développement et au progrès du pays.
la seule chose qui soutienne leur moral et guide leur intellect est l’argent qui leur est versé directement.
La colonisation et la domination sont deux phénomènes qui imposent cette mentalité destructrice. Deux narratifs portés par la propagande et les récits mensongers qu’ils colportent. Un citoyen mal informé, amené à leur accorder sa confiance et à accepter ces fictions comme des vérités, peut aisément être contaminé ou tomber dans le piège. Ainsi, l’on voit des gens lutter contre la vérité afin de propager des mensonges, des mensonges véhiculés avec une telle assurance et un comportement allant à la limite du raisonnable, ceci en raison de la dose d’ignorance qui les habite.
Dans tous les pays gouvernés par des individus atteints de cette maladie qu’est le « sous-développement » et tout bien considéré, restant un phénomène courant, ils régressent sans relâche au sein d’un système soi-disant démocratique, presque tombé en déliquescence. Incapables de défendre leurs propres intérêts, ils se retrouvent piégés dans une situation où ils finissent par défendre les intérêts de leurs ennemis, au détriment des leurs allant jusqu’à fermer la porte à ceux-là mêmes qui sont censés les tirer de leur fâcheuse posture.
L’essence même de la « mentalité du sous-développement » réside dans le fait de vous contraindre à lutter contre vos propres intérêts, plus encore, contre ceux de la collectivité dans son ensemble. Elle se manifeste par la présence d’individus serviles, prêts à se livrer à toutes sortes d’actes grotesques : mentir sur autrui, porter de fausses accusations, etc.
Que ce soit par action ou par omission, ils accusent des innocents de meurtre dans le seul but de s’enrichir. Tel est le niveau d’intelligence de l’individu « sous-développé ». C’est précisément cette tare, présente chez nos dirigeants qui explique pourquoi lorsqu’un étranger leur demande de détruire leur propre pays, ils s’exécutent sans la moindre hésitation.
Par la fraude et la corruption organisées, ils gangrènent la sphère publique ainsi que les institutions. Ces inlassables pourvoyeurs de désespoir vont jusqu’à brader les entreprises publiques, la seule chose qui soutienne leur moral et guide leur intellect, est l’argent qui leur est versé directement. Comme dit le proverbe, « l’argent fait danser les chiens » et avec eux, ceux qui sont dépourvus de toute conscience ou de tout bon sens.
Dénués de la moindre distance critique ou de capacité de réflexion, ces individus « mentalement sous-développés » s’accrochent à n’importe quelle théorie farfelue. Car il leur manque la faculté de distinguer le bien du mal. Ils sont devenus des robots humains, agissant uniquement pour plaire à celui qui les commande — la main invisible qui tire les ficelles.
La preuve la plus honteuse de cette perte de boussole morale et d’éthique est la participation de cette classe politique de concert avec les oligarques à l’assassinat du président Jovenel Moïse. Même pour quelqu’un considéré comme affichant une déficience mentale, certains actes ne doivent être tolérés. Or, en apportant sa collaboration au crime, cette classe politique est devenue l’un des architectes de la destruction du pays. Il a suffi que des pseudo-juges émettent un mandat d’arrêt illégal à l’encontre d’un chef d’État en exercice et ce, en échange de quelques billets de banque pour que le tour soit joué. Bien que la société ne semble en éprouver aucune honte, la classe politique et l’oligarchie ne tirent aucune leçon de ces événements. Aujourd’hui encore, certains continuent de dissimuler des dossiers ou de falsifier des documents judiciaires toujours pour de l’argent. Et tout cela reste impuni !
De nombreux médias applaudissent et soutiennent ces individus. Pourquoi ? Certainement parce qu’ils perçoivent des subventions sous forme de publicité et autres parrainages de la part de ces figures « attardées ». Par conséquent, ils prennent grand soin à ne pas les accuser, de peur de perdre cette modeste source de revenus. Ces médias préfèrent, au contraire, se faire complices des méfaits commis par ces individus au pays et à la population. Avec une telle mentalité, le mensonge et la flatterie leur sont devenus une seconde nature. Ils trahissent aussi bien leurs amis que leurs proches. Ils détestent même ceux qui pourraient contribuer à faire avancer une cause nationale. Ouvertement individualistes, ils se comportent comme des délinquants politiques ou des individus ayant perdu toute faculté morale qui diffusent sans relâche des mensonges meurtriers sur tout un chacun. Les classes dirigeantes – oligarchie économique et classe politique – n’ont jamais pu offrir au pays un minimum projet de société.
Rien ne pourra arrêter ces charlatans, ces sorciers qui contrôlent actuellement toute la sphère politique et économique haïtienne. Tout est marchandise pour cette classe dirigeante ! Un pays où la corruption, l’injustice, l’indignité, la banalité et la bassesse ont libre cours. Tout le monde, du donneur d’ordre ultimes jusqu’aux simples exécutants et représentants actuels au service de l’impérialisme occidental, sans exception ni distinction, tous prônent un unique dénouement pour la nation : une solution imposée et conçue par Washington pour ouvrir la voie à une occupation américaine. Il faut changer cette mentalité de dépendance à commencer par la défense et la transformation de nos ressources.
Dans de telles conditions et au milieu d’un flot de propagande annonçant l’arrivée des Forces de Répression des Gangs (FRG), destinées uniquement à démanteler davantage le pays tout en témoignant d’une faiblesse mentale et d’un comportement criminel, que faire ? Tout porte à croire que, pour transformer ce paysage désolé, le système corrompu qui l’entretient actuellement doit être décapité de fond en comble à l’intérieur même du pays.
Aucune intervention étrangère ne saurait desserrer le nœud coulant qui se resserre autour du cou du peuple haïtien. La seule option réaliste non seulement pour instaurer la paix et garantir le développement d’Haïti, mais aussi pour empêcher le pays de sombrer dans l’anarchie totale consiste à construire une mentalité nouvelle, consciente et conséquente pour une révolution socialiste !
The post Que faire face à une mentalité « sous-développée » ? first appeared on Haiti Liberte.



