Vant Bèf Info (VBI). Vant Bèf Info (VBI) - vien de publier cet article
Ce qui devait être un moment de fête et de partage s’est transformé en une tragédie d’une violence inouïe. Dans la nuit du 28 au 29 mars 2026, la localité de Jean-Denis, Petite Rivière de l’Artibonite, a été le théâtre d’un massacre attribué au gang « Gran Grif ».

Petite Rivière de l’Artibonite, le 29 Mars 2026.
Selon des témoignages concordants, des habitants participaient à une soirée de rara expression culturelle emblématique mêlant musique, danse et convivialité, lorsque des hommes lourdement armés ont surgi, semant la panique. Sans distinction, les assaillants auraient ouvert le feu sur la foule, visant hommes, femmes et enfants, avant de mettre le feu à plusieurs habitations.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux illustrent l’horreur de la scène : corps inertes jonchant le sol, cris de détresse et maisons en flammes témoignent de la brutalité de l’attaque.
« Nous chantions et dansions quand les tirs ont éclaté », raconte Fatima, une survivante encore sous le choc. « Tout le monde a tenté de fuir, mais beaucoup n’en ont pas eu le temps. Ils tiraient sur tout le monde. »Le bilan reste provisoire, les autorités peinant à accéder entièrement à la zone. Toutefois, plusieurs sources locales font état de dizaines de morts, ainsi que de nombreux blessés et disparus.
Simon, un agriculteur de la région, décrit une scène apocalyptique : « Nous sommes sans défense. Lorsqu’ils arrivent, il ne reste qu’à courir. Certains ont été brûlés vifs dans leurs maisons. C’est insoutenable. »
L’insécurité chronique qui sévit dans l’Artibonite, sujet de toutes les conversations. Malgré les alertes répétées des habitants et des organisations locales, la présence des forces de l’ordre demeure insuffisante, laissant les populations exposées aux exactions des groupes armés.
« Nous nous sentons abandonnés », confie une habitante sous couvert d’anonymat. « Après chaque massacre, il y a des promesses, mais sur le terrain, rien ne change. »
Face à cette nouvelle tragédie, plusieurs organisations de la société civile appellent à des mesures urgentes pour protéger les civils et rétablir un minimum de sécurité dans la région.
À Jean-Denis, les survivants tentent désormais de faire face à l’indicible. Entre deuil, peur et colère, une interrogation persiste : jusqu’à quand l’Artibonite continuera-t-elle de sombrer dans la violence ?
Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)
L’article Massacre dans le Bas-Artibonite : une soirée de rara vire au cauchemar est apparu en premier sur Vant Bèf Info (VBI). Vant Bèf Info (VBI) -



