Des employés en situation de handicap — membres du personnel du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) — ont organisé une manifestation pacifique le mercredi 18 mars 2026, devant la Villa d’Accueil à Delmas, pour exiger le paiement de treize mois d’arriérés de salaire.
En d’autres termes : cela fait plus d’un an que l’État a cessé de les payer ; alors, ce n’est pas le manque d’argent, mais c’est de la pure mauvaise foi, de la haine des riches contre les pauvres.
Une telle situation ne saurait perdurer dans ce pays, où une grande partie de la population vit dans un chômage à perpétuité et pour une raison ou une autre, on ne paie pas ceux qui ont eu la chance de trouver un boulot.

Effectivement, les victimes de ce procédé sont — en particulier les plus démunis, qui ne semblent jamais parvenir à obtenir quoi que ce soit de salaire.
« Trop, c’est trop ! Assez de cette exploitation ! » Les manifestants, certains sont même des aveugles avec leurs pancartes de revendications. Ils scandent des slogans cinglants à l’adresse des dirigeants du pays — et plus spécifiquement du ministre de la Santé, le Dr Bertrand Sinal, ainsi que d’autres membres du gouvernement *de facto*.
Par ailleurs, ils affirment ne pas être traités comme des êtres humains dans l’exercice de leurs fonctions et que, treize mois plus tard, ils n’ont toujours pas perçu les salaires qui leur sont dus. L’État n’a que faire du peuple ; les dirigeants ne pensent qu’à leurs propres poches et à leurs propres familles.
En conséquence, ils appellent le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à intervenir pour mettre un terme à ce type d’abus. En effet, il s’agit avant tout de personnes en situation de handicap, pour qui cet emploi constitue l’unique moyen de subsistance. Si les dirigeants agissent de la sorte, c’est par manque de respect envers les travailleurs — et tout particulièrement envers les travailleurs handicapés, qui sont ceux qui souffrent le plus cruellement de n’être l’objet d’aucun respect.
Les employés handicapés exigent que l’État honore ses engagements et rémunère son personnel — notamment les personnes en situation de handicap. Ils ont également annoncé qu’ils poursuivraient leur mouvement de protestation, sans relâche, jusqu’à ce qu’ils soient payés.
La faim est amère. À bas la misère ! Ce n’est pas la charité que nous venions solliciter de vous, mais bien notre salaire. Le fruit de notre travail. Il faut en finir avec cette cruauté de fonctionnaires cupides et malveillants !
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