Vant Bèf Info (VBI). Vant Bèf Info (VBI) - vien de publier cet article
Intervenant lors de l’émission Face à face diffusée le samedi 21 mars 2026, Montes Joseph, représentant du Front unifié des transporteurs d’Haïti (FUTRAH), et Delson Cius, membre de l’accord Montana, ont vivement critiqué le rôle du secteur privé dans la gestion du pays, l’accusant d’exercer une influence excessive sur les institutions publiques.

Port-au-Prince, le 23 Mars 2026.
Montes Joseph a soutenu que certains groupes économiques chercheraient à renforcer leur pouvoir par des voies qu’il qualifie de légales, dans le but de faire prévaloir leurs intérêts. Selon lui, des acteurs du secteur privé disposeraient déjà de relais politiques et profiteraient du vide institutionnel, notamment de l’absence de Parlement, pour conclure des accords engageant l’État sur le long terme. Il a également évoqué une dépendance persistante envers des puissances étrangères telles que les États-Unis, le Canada et la France, qu’il estime impliquées dans la situation actuelle du pays.
Le représentant du FUTRAH a aussi dénoncé le manque d’investissement local de certaines élites économiques. D’après lui, une grande partie des ressources financières générées en Haïti serait transférée vers l’étranger, notamment en République dominicaine et en Europe, dans des secteurs comme l’hôtellerie, la santé et l’éducation. Il souligne que ces mêmes élites privilégieraient ces destinations pour leurs besoins personnels, ce qui traduirait, selon lui, un désengagement vis-à-vis du développement national.
Montes Joseph a en outre critiqué l’évolution de la classe politique depuis 1986, estimant qu’elle a progressivement laissé au secteur privé une place prépondérante dans les sphères de décision, sans résultats probants. Il a évoqué une continuité des mêmes profils occupant tour à tour des fonctions clés telles que ministres, directeurs généraux, responsables de la Banque centrale ou diplomates.
De son côté, Delson Cius a clairement écarté toute participation à un processus électoral dans les conditions actuelles. Il considère que le Premier ministre en place ne dispose pas de la légitimité ni de l’autorité morale nécessaires pour initier une telle démarche.
Ces prises de position traduisent une défiance persistante envers les institutions et les perspectives de sortie de crise, dans un contexte politique et économique toujours incertain.
Vant Bèf Info (VBI)
L’article Crise politique : des acteurs dénoncent une emprise économique et contestent l’option électorale est apparu en premier sur Vant Bèf Info (VBI). Vant Bèf Info (VBI) -


