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Par Gandhi LeMétronome Dorsonne, The G Spot Ayiti
25: comme « Se Pa Pou Dat », le plus grand hit d’Alan Cavé. Un titre qui n’a pas vieilli d’un poil. Une composition que l’un des plus grands rappeurs français, Youssoupha lui-même a désignée comme la plus grande de tous les temps.

35: comme les années d’une carrière non-stop. Malgré les hauts et les bas de l’HMI, Alan Cavé reste l’adresse des amoureux de la bonne musique, du konpa love.
Un titre qui dit tout. Avant même que le rideau s’ouvre. Une seule date. Une seule salle. Ce 28 mars 2026, le MGM Music Hall at Fenway à Boston est le théâtre qui a vu naître le concert tant attendu par plus d’un.
La construction – dès l’après-midi
Dès l’après-midi, l’énergie s’installe. DJ Super Duke lance les premières vibrations. Puis DJ Starkz, « King of New York », prend le relais. Le public arrive, s’imprègne, se connecte. Ce n’est pas encore le concert… mais c’est déjà la construction. Une progression lente, maîtrisée, presque stratégique.
L’ouverture – 21h, le vrai départ
Aux environs de 9 heures, le rideau s’ouvre réellement. Kit Cat, Catherine Desmarates entre en scène. Elle qui, lors d’une soirée en hommage à Alan Cavé, avait rêvé tout haut de le voir un jour sur une grande scène en solo. Ce soir-là, ce rêve est réalisé. Alan Cavé devant près de 5000 personnes, à guichets fermés. Catherine est là pour le voir de ses propres yeux. Très vite, elle est rejointe par Carel Pedre. Deux anciens complices de « Sak Cho ». Un retrouvail réel. Une énergie naturelle. Mais surtout, une présence chargée : celle de Carel, pour sa deuxième apparition devant un grand public, absent malgré lui depuis près de deux mois et ce public-là, c’est Boston. Pas n’importe quelle ville. Une diaspora exigeante, affective, qui n’oublie pas. Pas besoin de discours. Le symbole suffit. Ensemble, ils introduisent Atys Panch. Transition propre. Le show prend forme sans rupture.

Le public – une diaspora en mouvement
Dans la salle, une réalité saute aux yeux. Un public hétérogène, majoritairement féminin, de tous âges. Elles sont venues de partout : New York. Philadelphia. Texas. Paris. Ayiti. République Dominicaine etc… Ce n’est pas un public local. C’est une diaspora en mouvement. Et Boston, ce soir-là, en était le centre de gravité. Elles ne viennent pas découvrir. Elles viennent revivre, confirmer, ressentir. Parce qu’Alan Cavé ne touche pas une génération. Il traverse au moins trois.
Le sommet – quand tout s’aligne
Puis Alan Cavé entre. Et là, tout s’aligne. Il ne force rien. Il capte l’énergie déjà construite et la transforme. Les invités arrivent avec précision : Vilx, son compère sur « Please Baby », l’un de ses grands hits, pour la présence. Master Brain pour l’impact. Alex, depuis les débuts de ZIN, pour la mémoire. Nia pour cette douceur ZIN, suspendue. Sandy Martelly, fille de Jean-Philippe Martelly, venue directement des Antilles. D’abord discrète dans les chœurs, elle s’avance en lead pour interpréter «un bout de Mon Amour » morceau historiquement porté par Teeyah. Un passage de témoin inattendu. Puis le moment bascule.
Cyto Cavé monte sur scène. Son père. Poète, diseur, écrivain. Et là, on sort du concert. On entre dans la transmission. Chaque intervention a une fonction. Rien n’est décoratif.

La couverture – l’instant prolongé
Konpa Events. Max Reports. Guy Wewe Network. En jumelage avec The G Spot Ayiti. Ce n’est pas juste filmé. C’est amplifié. Archivisé. Prolongé. Le concert ne s’arrête pas. Il circule. Et un clin d’œil spécial pour l’organisation : Pelerge Marcelin et Fabie Reid. Et toute la production de l’équipe d’Abdias Laguerre. Boston a dit oui. New York attend sa réponse.
Et si Boston n’était qu’un début. Alors New York, 30 mai 2026. UBS Arena. La suite est écrite.
Alan Cave, Le symbole – plus qu’un artiste
Alan Cavé n’est pas seulement un hitmaker. Ni simplement un chanteur de charme. Il est le symbole de quelque chose de plus rare : l’humilité, l’altruisme, le charisme. 35 ans de carrière. Malgré les hauts et les bas de l’HMI, il reste debout. Il reste pertinent. Il reste l’adresse des amoureux de la bonne musique, du konpa love. Il est cette voix qui accompagne l’enfance. la jeunesse. et maintenant la mémoire. Trois générations. Minimum. Un pari réussi. Pleinement. Parce que ce soir-là, sous le titre 25/35, il y avait du contexte. des retrouvailles. des symboles. une transmission. C’est mon regard, ma mesure, mon ressenti de cette nuit-là.
25/35 Et s’il faut retenir une seule image…
Le père. Le fils. Et l’esprit qui les traverse. Une trinité vivante. Un moment qui ne se répète pas. Un moment qui reste. À jamais gravé.
Gandhi LeMétronome Dorsonne – The G Spot Ayiti | Boston, 28 mars 2026
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